Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/463

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Il s’assit devant son bureau et rapidement écrivit deux lettres.

Dans la première, il donnait des ordres pour qu’Albert fût amené tout de suite au Palais-de-Justice, à son cabinet.

Par la seconde, il chargeait un agent de la sûreté de se transporter immédiatement au faubourg Saint-Germain, à l’hôtel d’Arlange, pour y examiner le mur du fond du jardin et y relever les traces d’une escalade, si toutefois elles existaient. Il expliquait que le mur avait été franchi deux fois, avant et pendant la pluie. En conséquence, les empreintes de l’aller et du retour devaient être différentes.

Il était enjoint à cet agent de procéder avec la plus grande circonspection et de chercher un motif plausible pour expliquer ses investigations.

Tout en écrivant, le juge avait sonné son domestique, qui parut.

— Voici, lui dit-il, deux lettres que vous allez porter à Constant, mon greffier. Vous le prierez de les lire et de faire exécuter à l’instant, vous comprenez, à l’instant, les ordres qu’elles contiennent. Courez, prenez une voiture, allez vite. Ah ! un mot : si Constant n’est pas dans mon cabinet, faites-le chercher par un garçon, il ne saurait être loin, il m’attend. Partez, dépêchez-vous.

M. Daburon revint alors à Claire :

— Auriez-vous conservé, mademoiselle, la lettre