Page:Gaboriau - Les Gens de bureau, Dentu, 1877.djvu/274

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XLII


Autrefois, lorsque les chemins de fer n’avaient pas détrôné la malle pour le transport des dépêches, les maîtres de poste et les postillons distinguaient quatre espèces de chevaux.

D’abord le cheval emporté : celui-là s’épuisait en efforts, tirait comme un diable à plein collier, aux montées, aux descentes, toujours et partout ; il rentrait à l’écurie, trempé d’écume et de sueur, il durait peu. Pour modérer son ardeur, on tapait dessus.

Ensuite le cheval quinteux : il tirait ou ne tirait pas, suivant son caprice. Il faisait un mauvais usage. On tapait dessus.