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LE CORSET.

sont plus éloignées de son point d’implantation sur le sacrum, comme cela se produit pour les tiges végétales implantées dans le sol. En tenant compte de ce fait, on peut émettre en principe que la surface immobilisée et la gêne qui en résultent seront d’autant plus grandes que le tuteur sera fixé plus haut sur le tronc ; car non seulement il annihile les mouvements propres des côtes et de l’épine dorsale sur toute la surface qu’il recouvre, mais son influence s’étend aux articulations vertébrales situées au-dessous. Si le tuteur est fixé en bas, au contraire, il n’a aucune action sur les régions supérieures du tronc, qui restent totalement indépendantes. Le corset abdominal a donc pour premier résultat de faciliter les mouvements du buste.

Fig. 11.
Femme avec un corset ordinaire.


Nous voyons, en effet (fig. 11), que lorsqu’une femme revêtue d’un corset thoracique veut exécuter des mouvements de flexion ou d’extension, le tronc se meut tout d’une pièce, le bassin suit le thorax, la colonne vertébrale ne s’infléchit pas, les mouvements se produisent par la bascule de tout le buste autour de l’articulation coxo-fémorale.