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nand, Bhagodas, Dâdû[1], Birbhan[2], Bakhtawar, Baba Lal, Râmcharan, Siva-Nârâyan[3], Vallabha, Daryadâs[4], Raïdâs[5], etc. C’est avec raison que je place Kabîr à leur tête. Sa doctrine, dérivée en partie du Védanta des Hindous et du sufisme musulman, s’est largement répandue dans les provinces du nord de l’Inde. Sa secte a donné naissance à plusieurs autres sectes[6], entre autres à celles des sikhs ou nanak-schahî, des sadhs[7], des sat-

  1. Le swamî Dâdû-jî est auteur du Granth patha, ग्रन्थ पाठ: (études sur le Granth de Nanak), en hindoui (braj-bhaka), ouvrage dont il y a un exemplaire dans la bibliothèque de la société asiatique de Calcutta. Je pense que c’est le même livre que j’ai indiqué dans mon premier volume de l’Histoire de la littérature hindoui, p. 147, sous le titre de Dâdâ-panthi Grantha.
  2. L’histoire de Birbhan et de la secte des sadhs, dont il est fondateur, est développée, autrement que je ne l’ai fait (Hist. de la littérature hindoui et hindoustani, t. Ier, p. 125), dans un intéressant article du rév. H. Fisher (As, Journ. VIII, p. 71 et suiv.). Depuis la publication du premier volume de mon travail sur la littérature hindoui, la Bibliothèque royale a reçu en cadeau de M. F. H. Robinson, du service civil du Bengale, un manuscrit de l'Adi upades, traité en vers qui contient le résumé des doctrines de Birbhan. À ce traité, sont joints d’autres poèmes religieux de la secte des sadhs. Cette collection, dont le titre paraît être सतनामी साध मत, c’est-à-dire, « l’esprit dessadhs-satnamis, » se compose de 217 p. petit in-8° en caractères dévanagaris, et elle contient des traités et poèmes au nombre de vingt-trois.
  3. Sur ce personnage et sur la secte dont il est le fondateur, voyez mon Histoire de la littérature hindoui, t. Ier p. 475. On trouve aussi des détails circonstanciés sur le même sujet dans M. Martin (Eastern India, II, 137), et un hymne de Siva-Narayan , texte et traduction, dans l'As. Journ. III, p. 637, 1844, 3e série.
  4. Voyez l’article consacré à ce personnage dans les additions à la biographie, t. III de mon Histoire de la littérature hindoui.
  5. Sur ce personnage, voyez, dans le tome II du même ouvrage, les extraits du Bhaktamâl, et dans le tome III, les additions à la biographie.
  6. Le principal disciple de Kabîr fut Dharmadâs, qui nia l’existence corporelle de Dieu, et donna une forme à la nouvelle voie (au ciel) de Kabîr, qu’il nomma Kabir-panth, voie, c’est-à-dire secte de Kabîr. Le récit d’une controverse qu’il eut avec les disciples de Râmânand, gurû de Kabîr, a été écrit sous le titre de Amarmal. Cet ouvrage est très-apprécié par les kabîr-panthis.

    Dharmadâs eut à son tour pour disciple Baktaha, qui établit une nouvelle secte. On donne le nom générique de Kabîr à ses sectateurs aussi bien qu’à ceux de Dharmadâs ; mais on nomme spécialement Sat-kabir, les sectateurs de Dharmadâs, et Baktaha ceux de ce dernier. (M. Martin, Eastem India, III , 17c.)

  7. Voyez, sur cette secte, l’Asiat, Journ. Ire partie, t. VIII, p. 71 et suiv.