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HISTOIRE

de favoriser l’établissement du pays par leur exemple (Denis).

Ainsi cette province déjà dépréciée dans l’opinion publique, et victime de gens qui, dans leur folle et coupable ambition, finirent par se ruiner eux-mêmes et par ruiner le peu de laboureurs qui cultivaient le sol à l’ombre de leurs forts, ne pouvait prendre d’essor ni entrer dans une voie progressive. Lorsque le grand Colbert prit le timon des affaires coloniales, il y arrêta un moment ses regards. Mais les possessions françaises étaient d’une trop grande étendue en Amérique, et l’émigration trop faible pour peupler diverses contrées à la fois ; il préféra acheminer les colons sur le Canada seul. L’Acadie se trouva ainsi abandonnée à elle-même, Colbert se contentant de la protéger contre l’agression étrangère.