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DU CANADA.

avoir assisté à une messe solennelle et communié très-dévotement, l’évêque, revêtu de ses habits pontificaux et entouré de son clergé, leur donna sa bénédiction qu’ils reçurent tous avec un pieux recueillement.

L’escadre portant 110 hommes et des provisions pour un long voyage, ouvrit enfin, après quelques jours d’attente, ses voiles à un vent favorable dans le mois de mai (1535). Elle se composait de la Grande-Hermine de 100 à 120 tonneaux, sur laquelle Cartier arbora son pavillon, comme capitaine général ; de la Petite-Hermine et de l’Émérillon, commandés, l’un par Guillaume Le Breton, et l’autre par Marc Jalobert. Plusieurs gentilshommes servaient à bord en qualité de volontaires. Dans la traversée qui fut longue, la petite flotte fut dispersée par les vents. Cartier n’arriva qu’en juillet dans la baie des Châteaux, dans une île située entre Terreneuve et Labrador, qu’il avait donnée pour rendez-vous ; et les deux autres bâtimens que 19 jours après.

Le capitaine français entra dans le fleuve du Canada par le nord de l’île d’Anticosti. Il s’arrêta quelque temps dans une baie que l’on suppose être l’embouchure de la rivière St. Jean, et à laquelle il donna le nom de St.-Laurent, apellation qui s’est étendue dans la suite à ce fleuve et au golfe dans lequel il se jette.