Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/102

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en tête, tout resplendissant dans ses habits sacerdotaux, sous les lampes qu’on venait d’allumer.

Il ne connaissait rien de plus que ce qui était révélé par la conjonction de Baal et de Schabtaï dans le signe des Poissons, et par l’étoile chevelue annonçant un héros. Mais il pouvait, dans l’instant, interroger les Téraphims.

Alors on fit sortir de la salle les étudiants et tous ceux qui n’étaient pas prêtres ou docteurs ; et Ioser s’approcha de l’autel, où l’on posait la Tora.

Il prit les Téraphims, lames d’or sur lesquelles étaient gravées des figures kabbalistiques, en tira au sort un certain nombre ; puis, ayant retiré le Rational attaché sur sa poitrine, il l’entoura des Téraphims, disposés trois par trois, entre les deux onyx servant d’agrafes aux chaînettes du Rational : l’Urim et le Thumin, qui répondaient aux deux colonnes du temple : Jakin et Bohas.

Le grand-prêtre se pencha, les coudes sur