Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/186

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Elle baissait la tête, éperdue.

— La justice est sans colère, reprit-il, elle peut attendre. Va, retourne au harem, garde ton secret, et nourris ton repentir. Quand l’être à venir respirera au jour, il sera temps d’expier.

— C’est bien, maître, dit-elle, quand l’enfant sera né, je reviendrai.

Et, remettant son voile, silencieusement elle s’enfuit.

Aly eut un sourire où la pitié s’aiguisait d’ironie.

— Bien avant que l’enfant soit né, le repentir sera mort, murmura-t-il.

Et, reprenant le calam séché, il se rassit à l’angle du divan et continua à tracer, sur le Gefr, de mystérieuses choses.