Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/187

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II


À quelques mois de là, la ville de Médine était pleine de rumeurs ; partout la foule bourdonnait, irritée ; on maudissait le nom d’Othman, le khalife ; on l’accusait confusément ; c’était presque une émeute.

Aïchah, la veuve de Mahomet, celle qu’on appelait maintenant : la Prophétesse, avait fait venir Aly, et elle lui parlait, avec agitation et colère, de la conduite du khalife et du mécontentement du peuple.

Elle était belle encore, la favorite du maître, majestueuse dans sa maturité, gardant un