Page:Gautier - Fleurs d’orient.djvu/56

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IV


Le palais du pharaon était comme une ville dans la grande ville, une merveille parmi les splendeurs.

C’était l’heure où le roi se divertissait, égayait son cœur et son esprit, en compagnie des femmes les plus belles du monde. Et, ce jour-là, on avait choisi, pour s’y réunir, les bords d’un lac ravissant, tout fleuri de lotus, aux rives ombreuses et dont l’eau limpide était couleur d’opale, d’ambre et d’émeraude.

Sous un kiosque aux légères colonnes de bois multicolore, le pharaon était assis, ayant auprès de lui Nofirouri, la grande épouse