Page:Gautier - La sœur du soleil.djvu/179

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


contré le regard loyal qu’il voyait là briller dans tous les yeux.

La plupart de ces hommes avaient le torse nu et laissaient voir leurs muscles vigoureux, ils riaient de plaisir en prenant l’argent.

Bientôt le prince quitta la maison de thé et remonta les rives du neuve. Il entendit longtemps encore les rires et les voix des matelots qui, en buvant du saké, chantaient à tue-tête la chanson de Daïnogon-Ootomo

Loo, qui l’avait entendu pour la première fois, cherchait à se la rappeler, et la fredonnait en marchant derrière le prince :

« Si je n’étais un homme, je voudrais être un tonnelet ! »