Page:Gautier - Le Dragon Impérial, Armand Colin et Cie, 1893.djvu/134

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CHAPITRE XI


LES AILES DU DRAGON


Sans doute un grand renversement a eu lieu, car ceux qui priaient combattent et les Sages se sont armés de glaives.

« Oh ! oh ! disent les Pou-Sahs des nuages, depuis quand les terrasses des pagodes sont-elles des champs de bataille ?

« Et quels sont ces hommes qui renversent les statues d’or des Dieux vénérés ? »


Ko-Li-Tsin, demi-mort dans un angle obscur de la Salle de la Sincérité, avait bientôt repris ses sens, pour souffrir de cruelles douleurs. Il entendit un vague murmure de paroles ; c’était la voix du traître mandarin. Au nom de Ta-Kiang, Ko-Li-Tsin tressaillit et essaya de se soulever. À travers la haie des soldats il vit Koang-Tchou qui parlait d’un air fier.

— Le misérable ! le lâche ! et je n’ai pas la force