Page:Gautier - Le Vieux de la montagne, Armand Colin et Cie, 1893.djvu/172

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


IX


Après l’alanguissante chaleur du jour, une brise accourait de la mer, un peu avant le coucher du soleil, se roulait mollement dans les vallées, et soulevait jusqu’aux sommets, les parfums des parterres pâmés.

C’était comme une renaissance pour les vivants ; on s’éveillait de la lourde sieste ; les poumons humaient l’air rafraîchi ; l’énergie revenait, et une animation joyeuse succédait au morne silence de l’après-midi.

Dans le château de Raschid ed-Din, au-dessus de la première muraille, régnait un large chemin de ronde, où Gazileh se promenait de préférence. Il donnait sur la vallée et sur la ville, il était le