Page:Gautier - Portraits et Souvenirs littéraires, 1875.djvu/110

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


l’est aujourd’hui, et, à la place où grésille maintenant cette petite fontaine dont parle M. de Lamartine, les quatre cariatides du Pandrosion, exactement copiées, soutenaient l’entablement d’un petit temple auquel ne manquait que l’olivier sacré ; des marronniers touffus voilaient à demi la façade du côté des Champs-Élysées. Une salle à manger, un grand salon et un salon plus petit composaient le rez-de-chaussée. C’est dans le petit salon que se tenait habituellement madame Émile de Girardin ; elle travaillait là, à demi entourée d’un grand paravent chinois, où, sur un fond noir, voltigeaient des oiseaux bizarres à travers des bambous et des plantes exotiques, se laissant facilement distraire à l’attrait de quelque visite amicale ; elle était chez elle toujours vêtue d’un peignoir blanc, très-large, dont nulle ceinture ne marquait la