Page:Gibbon - Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, traduction Guizot, tome 12.djvu/430

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peu extraordinaire). Le sol est assez fertile, quoiqu’il ne produise ni figues ni olives ; l’air y est sain, les hommes sont robustes et d’une santé vigoureuse. On éprouve rarement, dans ces contrées septentrionales, les calamités de la peste ou des tremblemens de terre. Après les Scythes ou les Tartares, on peut regarder les Allemands ou Germains comme la nation la plus nombreuse. Ils sont braves et patiens ; et si toutes leurs forces obéissaient à un seul chef, elles seraient irrésistibles. Ils ont obtenu du pape le privilége d’élire l’empereur des Romains[1] ; et le patriarche latin n’a point de sujets plus zélés et plus soumis. La plus grande partie de ces pays est divisée entre des princes et des prélats ; mais Strasbourg, Cologne, Hambourg, et plus de deux cents villes libres forment autant de républiques confédérées, régies par des lois sages et justes, conformes à la volonté et à l’intérêt général. Les duels, ou combats singuliers à pied, y sont d’un usage familier en temps de paix et de guerre. Ils excellent dans tous les arts mécaniques ; c’est à leur industrie que nous devons l’invention de la poudre

    prêter le texte (Hérodote de Larcher, t. II, p. 219-2.20) ou excuser l’ignorance. Ces Grecs modernes n’avaient-ils donc jamais lu Strabon ni aucun de leurs géographes ?

  1. Un citoyen de la nouvelle Rome, tant que cette nouvelle Rome subsista, n’aurait pas daigné honorer le Ρηξ allemand du titre de Βασιλευς ou Αυτοκρατωρ Ρομαιων ; mais Chalcocondyles avait dépouillé toute vanité, et il désigne le prince de Byzance, et ses sujets sous les dénominations exactes et humbles de Ελληνες et Βασιλευς Ελληνων.