Page:Gide - Un esprit non prévenu, 1929.djvu/23

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Eh parbleu ! cela se voit bien. De là vient qu’on garde le silence sur ses avantages physiques : s’il en est d’autres plus cachés, certains fats ont leurs façons de s’en targuer. Je ne vois rien là qui autorise La Bruyère à conclure que les vertus du cœur soient « comptées pour presque rien », en regard des talents du corps.

Journal de Jules Renard :

« Il ne suffit pas d’être heureux ; il faut encore que les autres ne le soient pas », écrit-il. Je crains qu’il n’y ait là plus d’affectation de sincérité que de sincérité véritable.