Page:Giraudoux - Électre.djvu/179

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


a cru devoir loger son honneur dans les jambes d’Agathe, elle n’a que ce qu’elle mérite. Ne nous encombre pas en un moment pareil ! – Regarde-la, Agathe, si elle se soucie de l’honneur des juges grecs, avec son nez levé !

LE PRÉSIDENT. – Son nez levé ! Tu as le nez levé en un moment pareil, Agathe !

AGATHE. – J’ai le nez levé. Je regarde cet oiseau qui plane au-dessus d’Égisthe.

LE PRÉSIDENT. – Baisse-le.

ÉGISTHE. – J’attends votre réponse, reine.

CLYTEMNESTRE. – Un oiseau ? Quel est cet oiseau ? Ôtez-vous de dessous cet oiseau Égisthe !

ÉGISTHE. – Pourquoi ? Il ne me quitte plus depuis le lever du soleil. Il doit avoir ses raisons ! Mon cheval le premier l’a senti. Il ruait sans raison. J’ai regardé partout, et enfin là-haut. Il ruait contre cet oiseau à mille pieds. Juste au-dessus de moi, n’est-ce pas, mendiant ?