Page:Giraudoux - Électre.djvu/193

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Clytemnestre, Égisthe, le mendiant.}}


ÉLECTRE. – Ce n’est pas qu’elle est en retard, Égisthe. C’est qu’elle ne viendra pas.

ÉGISTHE. – De qui parles-tu ?

ÉLECTRE. – De celle que vous attendez malgré vous. De la messagère des dieux. Si le règlement divin est un Égisthe absous par l’amour de sa ville, épousant Clytemnestre par mépris du mensonge et pour sauver bourgeoisie et châteaux, c’est le moment où elle devrait se poser entre vous deux, avec ses brevets et ses palmes. Elle ne viendra pas.

ÉGISTHE. – Tu sais qu’elle est venue. Le rayon de ce matin sur ma tête, c’était elle.

ÉLECTRE. – C’était un rayon du matin. Tout enfant teigneux que touche un rayon au matin se croit roi.