Page:Giraudoux - Électre.djvu/196

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jamais embrassé. Je veillais à ce qu’il ne lèche pas mes enfants.

ÉLECTRE. – Moi, je n’ai pas embrassé mon père !

CLYTEMNESTRE. – Le corps déjà froid de ton père, si tu veux. Ton père, non.

ÉGISTHE. – Je vous en conjure !

ÉLECTRE. – Ah ! Je vois pourquoi tu étais si sûre en face de moi. Tu croyais que j’étais sans armes, tu croyais que je n’avais jamais touché mon père. Quelle erreur !

CLYTEMNESTRE. – Tu mens.

ÉLECTRE. – Le jour de son retour, sur l’escalier du palais, vous l’avez attendu tous deux une minute de trop, n’est ce pas ?

CLYTEMNESTRE. – Comment le sais-tu, tu n’étais pas là ?

ÉLECTRE. – C’est moi qui l’ai retenu. J’étais dans ses bras.

ÉGISTHE. – Écoute-moi, Électre.

ÉLECTRE. – J’avais attendu dans la