Page:Giraudoux - Simon le pathétique.djvu/44

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


36 sinon L1 : xwrnérxgun

cieux et amis : il restait toujours à son faîte un peu de concorde et de vent. Tout s’ordonnait dans la cité : le champ de ses petits fracas î m’apparaissait bordé par un cercle parfait, T qu’échancrait parfois la mer. Je voyais mille bateaux endormis, et l’un d’eux, comme si l’on t avait tiré au sort, appareillait subitement. Les’lp sifllets des usines ne semblaient plus partir des ip petites maisons du quartier calme, les sirènes des écoles ; chaque bateau, chaque enfant gardait son cri autour de lui. Parfois je restais jusqu’au soir, sans qu’on me troublât. Il est encore des’J gardiens pour comprendre que lion puisse il demeurer une heure entière là-haut autrement que pour se suicider. Parfois la pluie tombait, ’ ’i je la laissais tomber ; on ne va pas à Bruges, on ne va pas à Jérusalem avec un parapluie. Parfois venait la nuit. En vain j’attendais que le beffroi devînt phare, à peine s’allumait une lanterne à la porte d’entrée. Je redescendais dans Pombre, étreignant la corde de la rampe qu’au seuil je lâchais, laissant aller ma tour comme un ballon. ’

= Je séjournai six mois en Allemagne. J’y arrivai après un long détour par la Hollande, par les iles et je n’avais point l’impression que ce