Page:Glatigny - Vers les saules, 1870.djvu/35

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Marcel.

Tiens ! c’est vous ? Oui, c’est moi. Merci de la surprise
Que vous me prépariez.


Henriette.

Que vous me prépariez.Mon cher, aucune brise
N’a soulevé mon cœur sur ses ailes pour vous.
L’hirondelle retourne à l’ancien nid, si doux
Qu’elle aurait dû toujours y demeurer blottie.


Marcel.

Perfide !


Henriette.

Perfide ! Et de quel droit cette absurde sortie !
Quand vous ai-je promis quelque chose ?


Marcel.

Quand vous ai-je promis quelque chose ? Il est vrai…
Mais en prenant mon bras…


Henriette.

Mais en prenant mon bras…J’ai dit : Je vous suivrai
À la campagne, mais condition expresse :
Vous ne me soufflerez pas un mot de tendresse.