Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/104

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rendre justice à la pureté des mes vues, et par sentir que ma proposition n’était pas déraisonnable.

M. Falkland se retira en disant ceci. Dans tout le cours de cet entretien, il s’était conduit, sans doute, de manière à inspirer une véritable confiance dans ses paroles. Avec cela, son caractère bouillant n’avait pas été sans effet dans cette scène, et dans les momens même où il avait fait voir le plus de retenue, il y avait dans sa manière une sorte de hauteur qui ne pouvait manquer d’irriter son adversaire ; l’élévation qu’il déployait, en se montrant maître de lui, était une espèce de reproche indirect. Les plus nobles sentimens lui avaient dicté cette démarche ; mais sans contredit, elle n’eut d’autre effet que d’envenimer la plaie qu’il s’agissait de guérir.

Quant à M. Tyrrel, il recourut à sa ressource ordinaire, et alla se débarrasser dans le sein de son ancien