Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/105

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ami, des idées tumultueuses qui le tourmentaient. « Voilà encore, disait-il, une nouvelle ruse de ce fat-là pour prouver sa prétendue supériorité. Nous savons fort bien qu’il a le talent de babiller. À coup sûr, si l’on gouvernait le monde avec des paroles, il aurait beau jeu. Oh ! pardieu, oui, il peut bavarder tout à son aise. Mais qu’est-ce que c’est que du caquet ? Ce n’est pas avec cela qu’on vide une affaire ; au bout du compte, je ne sais qui diable me possédait pour ne l’avoir pas jeté à la porte ; mais tout cela trouvera sa place ; c’est un article de plus au compte que nous avons à faire ensemble, et qu’il me payera, pardieu, tout au long. Ce Falkland est une vraie peste pour moi. Il ne me laisse pas respirer un moment ; le jour, je le trouve partout ; la nuit, je le vois en rêve : il empoisonne toute ma vie. Je voudrais le voir