Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/138

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que j’ai, mais c’est plus fort que moi. Mon père était dans l’église, voyez-vous. Nous avons tous vécu avec honneur dans notre famille, et je ne puis pas me faire à penser que ce pauvre garçon, qui est tout ce qui me reste, s’aille mettre en condition. Tenez, pour moi, je ne vois jamais qu’il y ait de domestique qui tourne à bien ; enfin, je ne sais, mais je ne voudrais pas que mon Léonard vint à ressembler à ces gens-là. Si je leur fais injure, j’en demande pardon à Dieu ! mais c’est une affaire trop sérieuse, voyez-vous, et je ne peux pas aller risquer ainsi le bien-être de mon enfant, quand j’ai le moyen, grâce aux bontés de votre seigneurie, de le garantir de donner dans le travers. À présent, le voilà sage et laborieux, et sans trop m’en faire accroire, il sait assez bien ce qu’il vaut. C’est peut-être une sottise à moi de parler ainsi à votre seigneurie ; mais vous