Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/181

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douter qu’il ne fut cause par un incendie. M. Falkland pressa son cheval, et plus ils approchèrent, plus l’objet d’un moment à l’autre prenait un caractère effrayant : les flammes s’élançaient avec fureur; elles embrasaient une vaste partie de l’horison, et comme elles entraînaient avec elles une grande quantité de petits fragmens embrasés et étincelans des matières qui leur servaient d’aliment, elles présentaient une image assez sensible de l’éruption d’un volcan.

Le feu venait d’un village qui était directement sur leur route. Il y avait déjà huit ou dix maisons embrasées, et le reste paraissait menacé d’une destruction prompte et inévitable. Les habitans qui n’avaient jamais éprouvé une semblable calamité, étaient dans la dernière consternation. Ils transportaient précipitamment leurs meubles et leurs effets dans les champs voisins. Quand ils avaient rempli ce triste office, autant qu’ils le pouvaient avec sûreté, ils étaient hors