Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/194

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée
( 176 )


CHAPITRE VIII.



Monsieur Tyrrel consulta, sur le plan qu’il avait à suivre, son confident ordinaire, et celui-ci, qui ne le cédait guères à son ami en brutalité et en insolence ne pouvait pas se figurer qu’une miserable petite fille, sans richesse et sans beauté, dût gêner le moins du monde les fantaisies d’un homme de l’importance de M. Tyrrel. La première idée qui vint à ce barbare parent, ce fut de jeter à la porte la malheureuse orpheline, et de l’abandonner entièrement; mais il ne pouvait pas se dissimuler qu’un pareil procédé ferait beaucoup crier contre lui : et à la fin il s’arreta à un projet qui, en mettant suffisamment sa propre réputation à couvert, lui donnait encore bien plus l’assurance de punir et de mortifier sa yictime.