Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/198

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mari, ce ne sera pas quelqu’un comme M. Grimes ».

— « Taisez-vous ! Comment osez-vous vous permettre de pareilles impertinences ? »

— « Mais, en vérité, je ne sais pas ce que vous voudriez que j’en fisse : c’est comme si vous m’ordoiiniez de prendre votre vilain barbet pour le mettre dans ma chambre, sur un beau petit coussin de soie : et puis, M. Grimes n’est qu’un simple ouvrier, et je suis bien sûre d’avoir entendu dire à ma tante que notre famille était une très-bonne famille ».

— « Cela n’est pas vrai. Notre famille ! Avez- vous l’impudence de vous regarder comme de notre famille ? »

« — Hé ! bon dieu ! est-ce que votre grand papa n’était pas le mien aussi, monsieur ? comment ne serions-nous donc pas de la même famille ? »

— « Pour une bonne raison, pardieu. Vous n’êtes que la fille d’un gredin