Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/38

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tastique ; et, selon lui, la blessure qu’a reçue son orgueil n’a plus laissé survivre que la partie la plus grossière, l’enveloppe purement matérielle de Falkland.

Ces réflexions de mon ami Collins, ne servirent qu’à enflammer vivement ma curiosité, et je le pressai d’entrer dans une explication plus étendue. Il ne se fit pas beaucoup prier ; pensant bien que quelque réserve qu’il se fût imposée sur cet article, elle eût été déplacée dans la position où je me trouvais, et regardant comme assez probable que sans l’état de trouble et d’agitation où il était, M. Falkland, lui-même, aurait été disposé à me faire la même confidence. Afin de donner à ce fil d’événemens, toute la clarté possible, je joindrai au récit que me fit alors M. Collins, divers éclaircissemens que j’ai reçus d’ailleurs dans la suite. Au premier coup-d’œil, le lecteur pourra croire que ce détail de la vie passée de