Page:Godwin - Les Aventures de Caleb Williams, I (trad. Garnier).djvu/76

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soit qu’elle préférât réellement ce gentilhomme, qui était sa première connaissance, soit qu’elle eût calculé qu’une telle conduite réussirait mieux à le lui assurer pour mari. Avec cela, peut-être simplement pour en faire l’épreuve en passant, elle jugea un jour à propos de montrer à M. Tyrrel qu’elle pourrait bien, comme une autre, prendre l’attitude hostile s’il lui arrivait jamais de la provoquer. En conséquence, un soir elle s’arrangea de manière à se faire prier pour la danse par M. Falkland, sans que de la part de celui-ci, qui n’était nullement au fait des anecdotes de la coterie, il y eût la plus légère intention d’offenser M. Tyrrel. Quoique les manières de M. Falkland fussent extrêmement sociables, cependant les tracasseries d’une paroisse, ou les intrigues d’une élection de bourg m’occupaient pas ses loisirs, et c’était à des objets d’une toute autre espèce qu’il consacrait ses études et sa retraite.