Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/118

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veaux miracles s’apprêtent ! Précipitons-nous dans le murmure des tems ; dans les vagues agitées du destin ! Et qu’ensuite la douleur et la jouissance, le succès et l’infortune se suivent comme ils pourront. Il faut désormais que l’homme s’occupe sans relâche...

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Il ne vous est assigné aucune limite, aucun but. S’il vous plaît de goûter un peu de tout, d’attraper au vol ce qui se présentera, faites comme vous l’entendrez. Allons ! Attachez-vous à moi, et ne faites pas le timide.

FAUST.

Tu sens bien qu’il ne s’agit pas là d’amusemens. Je me consacre au tumulte, aux jouissances les plus douloureuses, à l’amour qui sent la haine, à la paix qui sent le désespoir. Mon sein, guéri de l’ardeur de la science, ne sera désormais fermé à