Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/142

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BRANDER.

Il courait devant et derrière ;
Il grattait, renifflait, mordait,
Parcourait la maison entière,
La rage à ses maux ajoutait.....
Au point qu’à l’aspect du délire
Qui consumait ses vains efforts,
Les mauvais plaisans pouvaient dire :
Ce rat a bien l’amour au corps !

CHŒUR.

Ce rat a bien l’amour au corps !

BRANDER.

Dans le fourneau, le pauvre sire
Crut enfin se cacher très-bien,
Mais il se trompait, et le pire,
C’est qu’il y créva comme un chien.
La servante, méchante fille,
De son malheur rit bien alors :
« Ah ! disait-elle, comme il grille !.....
Il a vraiment l’amour au corps ! »

CHŒUR.

Il a vraiment l’amour au corps !

SIEBEL.

Comme ces plats coquins se réjouissent !