Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/171

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Me reconnais-tu, squelette, épouvantail ? Reconnais-tu ton seigneur et maître ? Qui me retient de frapper et de te mettre en pièces toi et tes esprits chats ? N’as-tu plus de respect pour le pourpoint rouge ? méconnais-tu la plume de coq ? ai-je caché ce visage ? Il faudra donc que je me nomme moi-même !

LA SORCIÈRE.

Ô seigneur ! pardonnez-moi cet accueil un peu rude ! Je ne vois cependant pas le pied cornu... qu’avez-vous donc fait de vos deux corbeaux ?

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Tu t’en tireras pour cette fois, car il y a bien du tems que nous ne nous sommes vus. La civilisation, qui polit le monde entier, s’est étendue jusqu’au diable ; on ne voit plus maintenant de fantômes du nord, plus de cornes, de queue et de griffes ! Et pour ce qui concerne ce pied, dont je ne