Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/194

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quelque chose de plus odieux, que je puisse maudire.

FAUST.

Qu’as-tu ? qui t’intrigue si fort ? je n’ai vu de ma vie une figure pareille.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Je me donnerais volontiers au diable, si je ne l’étais moi-même.

FAUST.

Quelque chose s’est-il dérangé dans ta tête ? ou cela t’amuse-t-il de tempêter comme un enragé ?

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Pensez donc qu’un prêtre a rafflé la parure offerte à Marguerite. — La mère prend la chose pour la voir, et cela commence à lui causer un dégoût secret ! La dame a l’odorat fin, elle reniffle sans cesse dans les livres de prières, et flaire chaque meuble l’un après l’autre, pour voir s’il est saint ou profane ; ayant, à la vue des bijoux, clairement jugé que ce n’était pas là une grande