Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/231

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sieur, et sur ce qu’il y a à faire pour lui, on ne peut vraiment lui rien tirer du nez.

FAUST.

Voilà tout juste le ton ordinaire, il veut encore un remercîment de ce qu’il m’ennuie.

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Comment donc aurais-tu, pauvre fils de la terre, passé ta vie sans moi ? Je t’ai cependant guéri pour long-tems des écarts de l’imagination ; et, sans moi, tu serais déjà bien loin de ce monde. Qu’as-tu là à te nicher comme un hibou dans les cavernes et les fentes des rochers ? quelle nourriture humes-tu dans la mousse pourrie et les pierres mouillées, plaisir de crapaud ? Passe-tems aussi beau qu’agréable ! Le docteur te tient toujours au corps.

FAUST.

Comprends-tu de quelle nouvelle force cette course dans le désert peut ranimer ma vie ? Oui, si tu pouvais le sentir, tu