Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/310

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moyen que les tyrans emploient pour se faire jour en mainte circonstance.

FAUST.

Conduis-moi où elle est ! il faut qu’elle soit libre !

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Et le péril auquel tu t’exposes ! Sache que le sang répandu de ta main fume encore dans cette ville. Sur la demeure de la victime planent des esprits vengeurs, qui guettent le retour du meurtrier.

FAUST.

L’apprendre encore de toi ! Ruine, mort de tout un monde sur toi, monstre ! Conduis-moi, te dis-je, et délivre-la !

MÉPHISTOPHÉLÈS.

Je t’y conduis ; quant à ce que je puis faire, écoute ! Ai-je tout pouvoir sur la terre et dans le ciel ! Je brouillerai l’esprit du geolier, et je te mettrai en possession de