Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/42

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tu n’es environné que de fumée et moisissure, dépouilles d’animaux et ossemens de morts !

Délivre-toi ! Lance-toi dans l’espace ! Ce livre mystérieux, tout écrit de la main de Nostradamus, ne suffit-il pas pour te conduire ? Tu pourras connaître alors le cours des astres ; alors, si la nature daigne t’instruire, l’énergie de l’ame te sera communiquée comme un esprit à un autre esprit. C’est en vain que, par un sens aride, tu voudrais ici t’expliquer les signes divins. Esprits qui nagez près de moi, répondez-moi, si vous m’entendez !

(Il frappe le livre, et considère le signe du macrocosme.)

Ah ! quelle extase à cette vue s’empare de tout mon être ! Je crois sentir une vie nouvelle et divine circuler dans mes nerfs et dans mes veines. Sont-ils tracés par la main d’un Dieu, ces caractères qui apaisent les douleurs de mon ame, enivrent de joie