Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/43

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mon pauvre cœur, et dévoilent autour de moi les forces mystérieuses de la nature ? Suis-je moi-même un dieu ? Tout me devient si clair ! Je vois dans de simples traits se déployer à mes yeux tout ce que cette nature renferme d’énergie créatrice. Déjà je reconnais la vérité de la parole du sage : « Le monde des esprits n’est point fermé, tes sens s’assoupissent, ton cœur est mort. Lève-toi, disciple, et baigne sans cesse ton sein mortel dans la clarté de l’aurore ! »

(Il regarde le signe.)

Comme dans l’univers tout s’agite ! Comme tout l’un dans l’autre vit et opère ! Comme les puissances célestes montent et descendent en se passant de mains en mains les sceaux d’or ! Du ciel à la terre l’agitation de leurs ailes répand une vivifiante rosée, qu’accompagne une divine harmonie.

Quel spectacle ! Mais, hélas ! ce n’est