Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/53

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VAGNER.

J’aurais veillé plus long-tems volontiers, pour profiter de l’entretien d’un homme aussi instruit que vous ; mais demain, comme au jour de Pâques dernier, vous voudrez bien me permettre une autre demande. Je me suis abandonné à l’étude avec zèle, et je sais beaucoup, il est vrai, mais je voudrais tout savoir.

(Il sort)
FAUST seul

Comme toute espérance n’abandonne jamais une pauvre tête ! Celui-ci ne s’attache qu’à des bagatelles, sa main avide creuse la terre pour chercher des trésors ; mais qu’il trouve un vermisseau, et le voilà content.

Comment la voix d’un tel homme a-t-elle osé retentir en ce lieu, où le souffle de l’esprit vient de m’environner ? Cependant, hélas ! je te remercie pour cette fois,