Page:Goethe-Nerval - Faust 1828.djvu/69

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UN AUTRE BOURGEOIS.

Je ne sais rien de mieux, les dimanches et fêtes, que de parler de guerres et de combats, pendant que, bien loin, dans la Turquie, les peuples s’échinent entre eux. On est à la fenêtre, on prend son petit verre, et l’on voit la rivière se barioler de bâtimens de toutes couleurs ; le soir on rentre gaîment chez soi, en bénissant la paix, et le tems de paix dont nous jouissons.

TROISIÈME BOURGEOIS.

Je suis comme vous, mon cher voisin, ils peuvent bien se fendre la tête, et chez eux tout peut bien aller au diable : pourvu que chez moi tout aille comme devant.

UNE VIEILLE, à de jeunes demoiselles.

Hé ! comme elles sont bien parées ! La belle jeunesse ! Qu’est-ce qui ne deviendrait pas fou de vous voir ? Allons, moins de fierté !... C’est bon ! Je suis capable de