Page:Goethe - Œuvres, trad. Porchat, tome II.djvu/484

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avec rage et tremblement. Et seulement ne pas voir sa misère, ne pas entendre son désespoir !... Fuir !...

STELLA.

Je ne me soutiens plus. (Elle chancelle et s’appuie sur Fernand. )

FERNAND.

Stella, que je tiens dans mes bras ! Stella, qui es tout pour moi ! Stella !... (Froidement.) Je t’abandonne ! Stella, avec un rire égaré. Moi ?

Fernand, en frémissant. Toi ! avec la femme que tu as vue, avec la jeune fille.

STELLA.

Quelle nuit autour de moi !

FERNANn.

Et cette femme est ma femme. (Stella le regarde fixement et

laisse tomber les bras.) Et cette jeune fille est ma fille. Stella !

(Il s’aperçoit qu’elle est tombée en faiblesse.) Stella !... Du secours !

. Du secours ! (Entrent Cécile et Lucie.) Voyez ! -Voyez l’ange ! Elle

n’est plus ! Voyez !... Du secours ! (Ils s’empressent autour d’elle.)

LUCIE.

Elle revient.

Fernand, après l’avoir regardée un moment en silence. C’est moi ! C’est moi ! (Il sort.)

STELLA.

Qui ? Qui ? (Se levant.) Où est-il ? (Elle retombe, les regarde, comme elles s’empressent autour d’elle.) Merci ! Merci !... Qui êtesvous ?

, CÉCILE.

Calmez-vous ! C’est nous.

STELLA. .

Vous !... N’êtes-vous pas parties ? Êtes-vous... ? Dieu, qui m’aurait dit ? Qui es-tu ?... Es-tu ?... (Cécile lui prend les mains.) Non, je ne puis soutenir....

Cécile :

Ma chère, ma tendre amie ! Mon ange, je te presse sur mon cœur.

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STELLA.