Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/104

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« J’étais déjà condamné, prisonnier, enchaîné, lorsque le roi me fit grâce et me délivra, et je m’en vais en pèlerinage ; Brun et Isengrin restent en otages ; puis le roi m’a donné Lampe pour le punir et nous en ferons ce que bon nous semblera. Car c’est le roi qui m’a dit à la fin et en connaissance de cause : « C’est Lampe qui t’a trahi. » Il a donc mérité un grand châtiment ; c’est lui qui me payera tout. » Lorsque Lampe entendit ces paroles menaçantes, il eut peur, il perdit la tête ; il voulut se sauver et chercha à s’enfuir. Reineke lui barra rapidement le chemin de la porte et saisit par le cou le pauvre diable, qui se mit à crier de toutes ses forces : «