Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/49

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TROISIÈME CHANT.


Hinzé le chat avait déjà fait un bout de chemin, quand il aperçut de loin un merle:

— Noble oiseau, lui cria-t-il, je te salue. Oh! dirige tes ailes vers moi et viens voler à ma droite!

L’oiseau vola et vint chanter sur un arbre à la gauche du chat. Hinzé en fut tout contrit; il y voyait un présage du malheur. Mais il se donna du courage comme on fait d’ordinaire. Il continua son chemin vers Malpertuis, où il trouva Reineke assis devant la maison; il le salua et lui dit:

— Que Dieu vous accorde une heureuse soirée! Le roi vous menace de la peine capitale si vous refusez de m’accompagner à la cour; de plus, il vous fait dire de répondre à vos accusateurs, sous peine de voir toute votre famille en pâtir.» Reineke