Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/50

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lui dit: «Soyez le bienvenu ici, mon très-cher neveu! Que le Seigneur vous bénisse selon mes souhaits!» Mais le traître n'en pensait pas un mot dans son cœur; il tramait de nouvelles ruses et songeait à renvoyer encore ce messager honteusement bafoué à la cour. Il appelait le chat toujours son neveu et lui disait: «Mon neveu, quelle nourriture préférez-vous? On dort mieux après dîner, je suis l'hôte aujourd'hui; demain matin, nous irons à la cour tous les deux, cela s'arrange bien ainsi. Je ne connais aucun de mes pareils en qui j'aie plus de confiance que vous. Car ce glouton d'ours est venu à moi avec un air plein de morgue; il est fort et irritable, et pour beaucoup je n'aurais