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CHAPITRE XIII


Son joli menton dans la main, Paraska était assise songeuse et seule dans la khata. Les rêves, en grand nombre, voltigeaient autour de sa tête blonde. De temps à autre un sourire léger effleurait ses petites lèvres pourpres et une sorte d’émotion joyeuse soulevait ses sombres sourcils. D’autres fois, un nuage d’inquiétude les abaissait de nouveau sur le brun de ses yeux.

« Que devenir si ce qu’il a dit ne se réalise pas ? murmurait-elle avec une expression de doute. Que devenir si on ne me marie pas ? Si… mais non… cela ne sera pas. Ma marâtre fait tout ce qui lui passe par l’esprit. Est-ce que je ne peux pas en faire autant ? Je saurai moi aussi m’entêter. Qu’il est beau ! Comme ses yeux noirs brillent merveilleusement. Comme il dit : « Ma Parasiou »[1] chérie !

  1. Diminutif de Paraska.