Page:Gourmont - Une nuit au Luxembourg, 1906.djvu/208

From Wikisource
Jump to navigation Jump to search
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


À ce moment, le commissaire arriva avec un scribe. On écrivit. Le médecin, survenu, affirma quelque chose.

— Mort naturelle ?

— Tout ce qu’il y a de plus naturel.

Et il montrait alternativement le lit et la table de travail :

— Excès sexuels, suivis d’excès cérébraux. Ces papiers nous donnent peut-être une explication.

Cependant le commissaire, ayant ouvert un tiroir, trouva un testament qui me léguait tout, et le médecin, heureux de ne rien faire, cessa de ranger les feuillets du manuscrit :

— Je ne vous les dispute pas. J’ai signé, je m’en vais.

La justice confirma bientôt mes droits.