Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/177

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


de ne plus être qu’une feuille de papier.

Puis ensuite, il était entraîné dans un jardin plein de cette plante, le muflier, vulgairement connue sous le nom de gueule-de-loup, et dont la fleur a, en effet, quelque ressemblance avec un mufle de bête.

Ces fleurs étaient deux fois grandes comme lui, et de temps en temps, elles s‘ouvraient comme si elles allaient l’avaler. À la fin, il en sortit de petits korrigans qui tous avaient la figure du gros homme. Se prenant la main, ils dansaient en cercle autour de Nono, cherchant à l’entraîner.

Mais celui-ci se débattait, appelant à son secours Solidaria qui accourait le délivrer, et les gueules de loup disparaissaient, se transformant en capucines, en aconit, dont les fleurs ressemblent à des casques.

Les korrigans se coiffaient de ces casques, se faisaient des boucliers des feuilles rondes de la capucine, et se faisant une monture de dauphinelles qui figurent un Dauphin, ils se précipitaient sur Nono, semblant vouloir le traverser