Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/185

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un être très content de lui, se frottant les mains de satisfaction.

Et Nono, vaguement assoupi, le regardait faire, ne le voyant que comme à travers un brouillard.

Puis il lui sembla que l’insecte grandissait, grandissait, que son ventre s‘élargissait, qu’il prenait forme humaine.

— Eh bien, as-tu réfléchi depuis hier ?

Nono, subitement tiré de sa torpeur, se dressa alarmé sur son séant.

C’était le gros monsieur de la veille qui était debout devant lui, et lui parlait ; car l'astucieux Monnaïus n’abandonnait pas celui qu'il considérait déjà comme sa proie, et venait, à nouveau, essayer ses tentatives de séduction, au risque d‘être découvert par Solidaria.

Ce n’est pas qu’il eût des sentiments hostiles à l’égard de Nono, ni que les facultés de ce dernier le désignassent plus spécialement à son choix. Seulement Monnaïus savait que s‘il laissait trop la population d’Autonomie s‘augmenter et devenir puissante, cette population