Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/196

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qui coupait la plaine en deux. Monnaïus n’avait qu’à le franchir pour être dans ses États.

Avant qu’ils eussent atteint la terre, Électricia, de la part de Solidaria, était allée trouver la naïade du ruisseau qui consentit à gonfler ses flots afin de barrer la route au ravisseur.

Le ruisseau se mit donc à bouillonner, à gonfler, franchissant ses rives, s’épandant dans la plaine, la transformant en lac.

Sans perdre une minute, Monnaïus ramassa à terre une moitié de coquille de noix, la jeta à l’eau, et, d’un coup de baguette, en fit une barque légère, munie d’une voile triangulaire que l’on pouvait facilement manier.

— Vite, fit-il à Nono, embarquons ! Labor nous attend de l’autre côté. Et il désignait un homme qui ressemblait bien à Labor, mais à un Labor à l’aspect dur, féroce, repoussant et sordide.

Cependant, trompé par les apparences, Nono sauta dans la barque. Alors Monnaïus lui ordonna brutalement de manœuvrer la voile, pendant que lui se mettait à la barre.

Nono, à moitié dégrisé par ce changement de