Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/200

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le philtre était dissipé, sa raison lui revenait. Il comprenait qu’il était victime de Monnaïus, et son prisonnier puisque Solidaria n’avait pu l’atteindre.

Il savait que, désormais, seul, il lui serait impossible d’y retourner. Il n’en retrouverait le chemin que lorsqu’il aurait réussi à unir ses efforts à d’autres.

Et cet enseignement de Solidaria, lui revint à l’esprit pendant qu’il se séchait, regrettant amèrement de s’être laissé entraîner.

Aussi loin que sa vue pouvait s’étendre, c’était le roc, perçant de maigres bruyères. De loin en loin, de pauvres champs rompaient l’uniformité de la plaine.

Nono, une fois qu’il sentit ses habits secs, se rhabilla, la faim commençait à le talonner. Mais ce n’était plus comme à Autonomie, où il n’y avait qu’à étendre la main pour cueillir quelque fruit succulent. Autour de lui les ajoncs épineux et les genêts s`élevaient seuls au dessus de la bruyère.

Nono se mit en marche vers le côté de la