Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/281

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— Reconnaissez-vous, continua le président, avoir excité vos auditeurs à la révolte en les engageant à s’entendre entre eux pour se passer des maîtres qui les font vivre, des lois qui les protègent ?

— Je ne sais pas si leurs maîtres les font vivre, ni si leurs lois les protègent, mais ce que je sais, c’est qu’à Autonomie nous n‘avions pas de tout cela et nous étions bien plus heureux. Je l’ai dit en effet, parce que c‘était la vérité.

L'homme rouge continuait à faire claquer ses lèvres qui s’allongeaient en bec de rapace.

— C’est bien, vous pouvez vous asseoir, fit le président. Par vos aveux, votre crime est flagrant, nous pourrions nous en tenir là ; mais comme nous représentons la justice, nous ne voulons pas qu’il reste aucun doute dans l’esprit de messieurs les notables ; nous allons entendre quelques témoins qui viendront déposer de ce qu’ils ont entendu.

Le premier appelé fut un des trois préférés de Nono, qui fit preuve de courage, en essayant de prendre sa défense, excipant de la bonne foi